Le triathlon au temps du COVID-19

Vissé sur mon home-trainer, les tempes dégoulinantes de sueur, je surveille l’avancée de mon avatar parcourant des paysages aussi exubérants que virtuels. Dans la lumière des néons de l’atelier, les kilomètres s’accumulent. Seule varie la résistance magnétique qui simule le pourcentage de pente indiquée par le logiciel qui la pilote. Pour dissiper la chaleur provoquée par l’effort intense, un ventilateur tourne en continu.

Je rêve d’une route vicinale grimpant à flanc de montagne.
Les sapins qui la bordent dispensent une fraîcheur bienvenue après le parcours en plein cagnard à travers la vallée. Leur odeur boisée m’enveloppe pendant la montée.
Je passe le panneau routier qui indique une altitude de 1000m. J’aurai bientôt atteint le sommet, et le début de la route des crêtes.

A partir de là, le tintement de cloches des vosgiennes et l’odeur discrète des myrtilles seront mes nouveaux compagnons. A cheval entre l’Alsace et les Vosges, je file sur l’échine de la chaîne éponyme, appréciant le paysage qui m’est offert.

Feu d’artifice, j’ai gagné un niveau.
Je peux équiper mon personnage d’une paire de gants blancs à pois rouges. C’est ainsi que me verront désormais les autres forçats des ateliers, garages, chambres d’ami pédalant tous ensemble sur place, tout autour d’un globe confiné.

Demain, ce sera 10km sur le tapis de course.

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