Cocher la case – éloge de la régularité

Ron Hill, vainqueur du marathon aux championnats européens en 1966 a un record officieux de la plus longue série de sorties sans interruption : 52 ans et 39 jours. Sans compter les années bissextiles, ça fait tout de même 19 019 jours avec au moins un mile effectué.

Plus modestement, j’entame ma onzième semaine avec une séance de sport quotidienne. Chaque jour je prépare mon sac, je prévois puis effectue une séance d’un plan annuel prévu pour construire une charge progressivement. Auparavant, j’observais religieusement un jour de repos hebdomadaire. Et puis j’ai eu un déclic, à quoi ce jour servait-il? Je n’étais pas blessé, pas plus fatigué qu’un autre jour. C’est simplement que je coupais la série, et que j’en commençais une autre. Etant fondamentalement routinier, je déteste interrompre une série. Aussi ai-je décidé de ne plus arrêter. Avec le triathlon, on varie les groupes de muscles sollicités, l’alternance permet de gérer les petites douleurs et d’éviter de les aggraver. Bien sûr ce n’est pas tous les jours une séance de 8×1000, mais c’est au minimum 30 ou 40 minutes en endurance fondamentale, quelques séries d’éducatifs à la piscine ou une heure de vélo pour faire tourner les jambes.

De là dérive un cercle vertueux. Si je dois sortir tous les jours, j’évite les entraînements disproportionnés par rapport à mon niveau de charge actuel qui laissent trop de traces, car je ne pourrais pas enchaîner le lendemain. Ma montée en charge est progressive, je ne tombe pas dans le piège du sportif du dimanche qui tente de compenser sur le week-end un manque d’entraînement la semaine, qui se brûle et se dégoûte.

Je peux reprendre une tranche de gâteau, de toute façon elle sera brûlée rapidement. Mais je fais tout de même attention à ce que je mange, puisque demain je dois aller courir. Je reste en conscience de ce que je dois faire quotidiennement. Je ne bois plus d’alcool pour avoir un bon sommeil et pouvoir gérer la fatigue. Cela habitue le corps à être constamment être sollicité et à compenser.

Et puis, c’est important de sortir tous les jours pour aller voir si les lapins sont toujours en liberté à côté du hangar du voisin.

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