Triathlon DO de Gray ’19

Flat & Furious : 1500 – 42,54km – 9,67km.

C’était ma troisième participation au triathlon de Gray (2016-2018 et donc 2019), toujours sur ce format distance olympique mais avec des variantes chaque année qui rendent la comparaison entre les éditions difficile.
Cette année, j’arborais le très sensuel numéro 69.

swim

La Saône n’est jamais très claire, mais aujourd’hui elle est opaque. L’orage de la veille a du charrier son lot de boue. L’eau est à 23,8, les combinaisons sont donc autorisées. C’est ma première natation en eau libre cette année, pourtant je rejoins le départ sans stress excessif; je connais parfaitement le parcours et nous ne sommes que 210.

Le départ est donné, c’est parti pour 2 boucles de 750m avec une sortie à l’australienne. Ça frotte un peu jusqu’à la première bouée à 200m, ensuite je peux dérouler. Le premier tour est assez intense, je sors à 13’30 de l’eau pour passer sous l’arche et y replonger. Sur le deuxième tour, je déroule avec moins de monde autour de moi et je récupère un peu pour arriver correctement sur le vélo (15’30). Ça donne une natation réussie pour moi puisque je sors mon meilleur temps sur 1500 en eau libre : 28’25. J’ai donc gagné 1’20 sur la natation de 2016 (29’46) qui se faisait avec combinaison. Pour la première fois j’ai pris plaisir à poser ma nage, à m’orienter et à rechercher les bons pieds. La vraie évolution se fait au niveau du classement où j’observe une belle progression puisque je suis enfin dans le premier tiers. Je sors 64ème de l’eau (2016 : 141).

Je fais une transition assez médiocre, passer à la position debout me donne la nausée. Cependant je suis beaucoup plus lucide que sur d’autres compétitions quand j’arrive devant mon vélo. Je perds 15 places sur cette transition (167ème temps, il faut vraiment que je m’améliore. Mes petites chaussettes c’est très agréable mais est-ce bien nécessaire?). Je pars du parc à vélo 78ème.

bike

un parcours au dénivelé impressionnant

Mon objectif en vélo était de rouler à 85% de FTP soit 183W (FTP de 215W actuellement). Mission accomplie avec un vélo posé à 184W moyen. Avec un parcours très plat, ça me permet de tenir une vitesse moyenne de 34km/h. Sur ce type de boucle, je pense que je perds pas mal à ne pas avoir de vélo de chrono (et aussi de ne pas avoir de grosses cuisses pour envoyer…). J’ai été assez déçu et passablement énervé de constater que le drafting était pratiqué par bon nombre de coureurs, sans sanction de l’arbitrage. Il ne reste que la fierté de ne pas y avoir recours. Sans dénivelé, tenir une puissance constante est plus simple que dans les Vosges où il n’y a que de la bosse. Par contre, on est toujours en prise, pas de relâchement comme dans une descente. Cette spécificité a été plus difficile à gérer pour moi. L’allure n’est pas compliquée à respecter sur le début, mais elle devient de plus en plus dure à mesure que le temps passe. La puissance m’aide énormément à ne pas me disperser, à vouloir accrocher un concurrent et à me concentrer uniquement sur ma course et mon objectif.

Je termine le vélo en 1h17, avec le 84ème temps. (2016 : 135) Je suis alors 73ème.

run

l’inexorable chute de l’allure

Je souhaitais courir à 4’15, les 3 premiers km sont tenus à cette allure , et comme d’habitude à Gray, je subis la chaleur pour tomber progressivement à une allure moyenne de 4’37. Je ressens aussi une douleur sur le haut du ventre pendant quelques kilomètres. J’étais plutôt déçu de cette course à pied, comparé à 2018 où j’avais vraiment eu de belles sensations et où j’avais remonté beaucoup de monde. Là il a fallu s’accrocher pour maintenir une allure en deçà de ce que je travaille à l’entraînement.

Mais à la réflexion, je ne suis pas si loin du run de 2018.

Le parcours était différent avec quelques passages de pont, là où en 2018 il était très plat. Et je remontais du monde parce que j’étais très loin au général; d’ailleurs j’ai un meilleur classement que 2018 sur la course à pied, c’est que tout le monde a souffert… Je termine la course en pied en 44’43 avec le 59ème temps.

Cela me place à la 61ème position (2016 : 71 et 2018 : 64), soit 11 places remontées lors de la course à pied. Les classements sur les 3 disciplines deviennent très homogènes avec encore un petit point faible sur le vélo. Avec un peu de travail sur les transitions, où je perds quasiment 1’30 sur mes concurrents de même niveau, passer sous les 2h30 est possible!

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