les explorateurs du quotidien

La course à pied, les sports d’endurance sont avant tout une affaire de routine et de rigueur mentale. S’habituer à  se lever tôt ou avec un horaire restreint, à sortir malgré le froid, la pluie ou parfois même le beau temps. Se motiver à y aller contre ses courbatures, son manque d’envie souvent.

Dans ces conditions, nous avons tous quelques parcours fétiches qui vont de 45 minutes à une heure en sortant de la maison, la petite côte sèche maintes et maintes fois grimpée ou la boucle bien à plat en dehors de la circulation pour fractionner.

Ces repères sont importants pour maîtriser complètement son horaire (sur une séance pendant la pause de midi par exemple), jauger de sa progression, et s’ôter du doute de sensations pas toujours au rendez-vous après une semaine difficile

Pas besoin de réfléchir sur la route, les jambes tournent toutes seules et on peut soit se concentrer sur la séance à réussir ou débrancher complètement le cerveau s’il n’y a pas d’objectif particulier sur la sortie.

A contrario, le plaisir de la découverte est un élément de motivation très important. J’adore découvrir un nouveau sentier en monotrace bien moussu, un nouveau lieu-dit au nom pittoresque ou une petite route vicinale au goudron antédiluvien…

Ces sorties nécessitent un travail de préparation plus important. Je regarde sur des fonds de carte IGN, je les trace sur Openrunner / Strava, je les transfère sur ma montre GPS… Il y a aussi les repérages en VTT ou les sorties en marche nordique avec des connaisseurs qui permettent de découvrir de nouveaux sentiers.

La préparation est ainsi une manière de s’approprier son massif. Identifier les lieux-dits, savoir comment les relier, sortir des chemins de randonnées balisés… Les possibilités sont infinies, et même sur des parcours réguliers on peut toujours trouver une variante qui va  en renouveler l’intérêt. Lors de la sortie, on peut ainsi juger de la pertinence des fonds de carte IGN, découvrir que tel ou tel sentier a disparu, mangé par les sapins…

Il est grisant d’alors cartographier ses « découvertes » en reportant sur Openstreetmap la trace gpx de sa sortie. Le sentier alors inconnu devient un nouveau chemin pour tous les utilisateurs des plate-formes permettant de préparer ses itinéraires, allant dans le sens du partage des informations. 

L’alternance de ces deux approches permet de maintenir un intérêt constant pour enfiler le lycra et sortir voir ce qu’il se passe dehors. Et continuer à progresser.

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